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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 18:41
"Je vous soutiens à 100%, je me bats depuis plusieurs années en tant que médecin et psychiatre victimologue pour qu'il y ait enfin un enseignement sur les violences et leurs conséquences pendant les études de médecine et pendant la spécialisation en psychiatrie, particulièrement pour les violences familiales et les violences sexuelles qui sont à l'origine dans 60 à 80% des cas de psychotraumatismes. Le corps médical abandonne les victimes d'inceste sans protection (puisqu'ils ne les identifient pas) et sans soins spécifiques, j'essaie de former un maximum de professionnels, mais je suis peu soutenue (voire pas du tout) par l'université et le conseil de l'ordre. En s'unissant toutes et tous, en ne lâchant pas la pression sur les politiques, en médiatisant le plus possible les chiffres sur les violences, leurs impacts, les connaissances en psychotraumatologie. Je passe à France 2 le 9 février sur la résilience. Nous devrions finir par avoir gain de cause ! Avec toutes mes amitiés, mes encouragements et mon admiration pour votre détermination."
Muriel SALMONA.

L'association de Muriel SALMONA a pour mission la prévention des violences, la participation aux recherches sur les mécanismes et les conséquences psychotraumatiques des violences, ainsi que la formation et l'information des publics concernés.

Fondatrice et Présidente : Dr Muriel Salmona, psychiatre - psychothérapeute, médecin-coordinateur responsable de l'Antenne 92 de l'Institut de Victimologie

Par VICTOR KHAGAN - Publié dans : victorkhagan - Communauté : ENSEMBLE
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 22:40
Devenir une victime est une chose très lourde mais c'est un passage obligé. Ensuite, c'est une renaissance merveilleuse lorsqu'on a passé ce cap de souffrances, de doutes, d'isolement, de multiples peurs face à tous les problèmes même bénins de la vie. On devient soi-même, on prend sa place et c'est tout aussi malaisé. On garde les amis à la hauteur de cette difficile approche et on oublie ceux qui sont dépassés, c'est la vie. On passe beaucoup de honte et beaucoup d'instabilité, on en est effrayé. On en veut aussi beaucoup au(x) bourreau(x) et aux complices inévitables, on cherche à revendiquer car on en a évidemment le droit et c'est encore une autre bataille. On réclame justice et c'est naturel et transcendantal (pas par vengeance mais pour remettre toutes les valeurs à leur place). On réclame la reconnaissance, c'est évident et mérité. On devient un(e) autre et on entre dans le combat de la cause qui nous donne une action juste et nous permet de nous positionner dans la société et dans son chaos. On apprend et on aime ce qu'on apprend : on comprend que nous ne sommes pas un sujet marginalisé de honte mais membre d'une partie du monde pour des évènements qui sont aussi quotidiens que d'autres tous les jours, secrets ou publics. La vie d'avant avec son énergie et ses défenses-blocages, elle est derrière. Les gens et les épisodes d'antan sont désormais pour l'album de photos, nous en rirons ou nous en pleurerons comme pour tous les souvenirs. Il ne sert à rien de regretter le vécu car la vie est changement. Notre lutte nous transforme, c'est normal et vital. Alors, on sort de la victimisation et on comprend que nous avons des projets à réaliser à partir de notre nouveau statut même s'il nous a précipité dans un autre statut social avec ses avantages et ses inconvénients. Si on prend le dessus, on a gagné contre le(s) salopard(s) sans scrupules et leur tribu de lâches complices. Si nos parents en font partie, on aura appris à mettre la distance et à faire notre deuil d'eux comme des anciens idéaux que l'on avait à un autre âge. "Nous avions de beaux rêves, c'était d'anciens rêves mais on est content(e)s de les avoir eus."
VICTOR KHAGAN 06.01.10
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 23:51
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 18:19

CONFESSIONS

 

 

 

"Dans des verts foncés,  d'autres plus clairs ou plus pâles, les branches se démêlent et se débattent parmi la multitude des arbres qui occupent la place.  De ma fenêtre,  ils sont comme des vagues mouvantes,  inondantes,  incontrolées : il y a des pins,  des saules,  des platanes;  ils se dressent,  s'érigent ou se rabattent.  Ils me rappellent des femmes,  des moments,  des bonheurs,  ils me rappellent leur mouvement,  leurs jupes,  leurs cheveux.  Je me souviens que j'ai été avec elles,  que je les ai touchées,  que je voulais être sincère,  qu'elles pouvaient êtres belles.  J'avais des illusions.  J'ai compris qu'elles aussi avaient eu des illusions.  Les illusions n'étaient pas des illusions de bonheur égoïste.  Ni les miennes, ni les leurs.  Ce sont des illusions du devoir accompli et des choses qui auraient été comme elles devaient,  comme disait ma mère,  Maman.  Les illusions,  la désillusion du fruit que l'on attend du travail accompli mais qui ne termine jamais,  toujours à recommencer,  quand le prix de ce travail jamais n'arrive comme on l'espère,  qu’il se fait attendre,  désirer,  tant qu'il faut de soi-même aller le chercher,  le rechercher,  le poursuivre avec amertume,  tant d'amertume que le prix perd toute récompense s'il arrive,  sans saveur,  sans la saveur espérée,  avec une autre saveur,  celle de la frustration,  de l'injustice,  de la tromperie et cela… s'il arrive !  Sinon,  c'est la révolte intime,  la conviction que quelque part quelqu'un a menti.

 

 

 

 

 

  Mais je parle de la désillusion de l'idéal,  je parle du monde,  de la planète des hommes !  Parler de la révolution,  de celle que tous et toutes nous pouvions espérer;  celle des hommes justes dans un monde meilleur,  celle de l'effort et du sacrifice pour la reconstruction,  celle de l'œuvre de l'homme et de la femme,  rois de l'univers,  prolongeant le travail de la création.  Et celle de l'amour,  repos du guerrier et de la guerrière insouciants du confort social et de la commodité bourgeoise.  Celle de l'amour dépassant,  surmontant les pièges et les craintes,  amour décidé et enraciné dans la volonté de refaire le monde !  Voilà le mensonge.  Voilà le but.  Gratuité de l'amour ou de l'immaturité bloquée sur l'espoir : la haine.  Quelle volonté de dépassement et d'entendement est-il nécessaire de démontrer pour cela ?  Et si nous ne sommes que des hommes,  pourquoi nous en bercer si longtemps et torturer nos enfants de nos rêves déçus ?   Qu'est-il advenu de mes illusions ?  Où et quand ai-je perdu et pourquoi ?  De cette chambre où mon infirmité nouvelle m'a cloué,  piégé dans un monde de robots où je ne suis même plus un être humain,  sans droit ni même à la parole,  est-ce cela mon destin ?  Suis-je déjà une branche morte sur le chemin ?

 

 

 

 

 

  Jour après jour,  entre mon travail et la gymnastique,  je rumine sur notre rôle,  je cherche,  entre les hommes,  l'image reflétée de leur victoire: je les vois riches,  je me vois pauvre.  Là sont leurs maisons,  leurs voitures,  leurs villas,  leurs jardins.  Est-ce là,  cette victoire ambitionnée ?  La catégorie sociale ?  La vie citadine,  les affaires,  le grand commerce,  son inévitable corruption,  les intérêts provoqués par l'argent et son pouvoir ?  Une heure par semaine à la piscine et la partie de golf ?  Est-ce cela,  notre combat ?  Luttons-nous vraiment pour la création d'emplois ?  Pour assurer le pain à nos enfants,  leur formation et leurs idéaux de demain ?  N'acceptons-nous pas le jeu absurde du capitalisme trop vite sauvage avec toutes les amertumes que cela nous rapporte ?  N'existe-t-il que la dialectique de la marginalisation ?  Sommes-nous vraiment tous condamnés à la vieillesse ingrate,  au déssèchement du fruit ?  Ou sommes-nous capables d'autre chose,  de cet idéal justement dont ils berçaient nos enfances ?  Évolution et maturité au prix de notre orgueil et de la simplicité..."

Les Chemins de l'Aurore,  p 26

 

 

 

 

 

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Dimanche 29 juillet 2007 7 29 /07 /Juil /2007 13:06

El desorden familial engendra mucha angustia y dificultades para situarse en los lazos filiales; así pues, también, en nuestras referencias hacia la identificación propia, en los sentimientos generados por el fracaso o por nuestra inadaptación social.
Aquel desorden familial también genera inseguridad, rencores, cinismo y hasta odio hacia la madre o hacia el padre que vimos dimitir o que no haya sabido mantener su lugar en la celula familiar...

(traducido de Christine Vander Borght in « Miser sur la compétence parentale ».)

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